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mardi 11 novembre 2025

Les sorcières

de Céline du Chéné 




Le résumé éditeur ne rend pas hommage au travail de fond de l'auteur sur le devenir des femmes dans le passé (ma phrase non plus, peu claire, mais qui exprime vraiment ce que j'ai lu)

Sans être un essai, le livre est un documentaire qui permet une réelle introduction à une "histoire des femmes" dans l'Histoire, et notamment ce moment particulier de l'Histoire, où quelques hommes, repris par de plus nombreux en toute confiance, vont donner une image si violente des femmes qu'elles en subiront les conséquences jusqu'à aujourd'hui.

Quelques textes, partagés et crus, ont créé une tradition ; celle-ci a placé toutes les femmes sous un regard particulier, et commencé à les empêcher, dans le quotidien et la vie de la société.
L'autrice donne les sources historiques de ce changement de la société, et de ce regard suspicieux qui ne les quittera plus; c'est clair, précis, et percutant.
Si on est intéressé, il reste à approfondir avec d'autres autrices et auteurs, qui partagent leurs thèses, et leurs recherches.

Celui-ci est déjà une excellente introduction, et je l'ai mis dans les mains de plusieurs femmes, en priorité.



mardi 25 juillet 2017

Le caveau de famille

de Katarina Mazetti


Je disposais de cette suite avant d'investir dans le roman qui précède, elle a donc attendu dans ma PAL pendant des mois avant que je ne m'y engouffre, en lecture de vacances, dans la foulée du premier tome.
On quitte là la chick-litt' pour entrer de plein pied dans un monument à la gloire des mères qui ne peuvent pas réussir leur vie de mère comme dans les exemplaires photos de famille, exemples des voisins, et pubs réunis.
C'est réjouissant et très vrai.

dimanche 5 février 2017

Six filles à marier

d'Ernestine Gilbreth


Il s'agit du plus drôle des deux livres contant les souvenirs de famille nombreuse de l'auteur. Et pourtant, celui-ci se passe après la mort du père. Dans celui-ci règnent les filles, et tous les soucis d'émancipation difficile à une époque encore stricte pour les femmes (années 20) où les petits frères vont prendre le relai pour accueillir les prétendants des grandes soeurs déjà femmes.

Un coeur fier

de Pearl Buck


Le pygmalion de Susan l'avait prévenu : ce n'est pas possible de vivre son art, et de vivre une vie rangée. La vie n'attend pas, et son art non plus, Susan ratera (?) un mariage peut-être, mais ne reniera rien. Un récit âpre et très contemporain. Une histoire d'actualité, toujours, pour nombre de femmes. Un regard sur l'appel de l'art qu'on imagine en partie biographique.

dimanche 22 janvier 2017

Ma raison de vivre

de Rebecca Donovan





Un bon roman de littérature jeunesse qui sorte de la fantasy voire de la bitt'litt' à la mode, ou de l'eau de rose, et qui soit lisible, auquel on s'accroche pendant quelques heures sans le lâcher, c'est finalement beaucoup plus rare qu'on ne le pense.
En voici un, donc.
A réserver aux plus âgés de la catégorie jeunesse cependant.
Il est difficile de parler de l'histoire sans spoiler, tant le thème central est celui qui va tenir le lecteur jusqu'à la dernière ligne. Et ce n'est pas mentir que de parler de dernière ligne.
On vit donc les années lycée d'Emily, et ses premières amours, mais rien d'une histoire de plus d'amours adolescentes américaines. Emily a une histoire, un vécu, un passé douloureux, et un présent qui l'est autant.
La 4e de couverture tente de ne pas spoiler, alors ne spoilons pas plus.
C'est touchant, et délicat tout en malmenant le lecteur dans sa chair et son âme. Cela sonne grandiloquent ainsi écrit, mais c'est pourtant ce qui ressort de cette lecture. Brrrr.




Depuis, l'auteur a sorti deux autres tomes

samedi 21 janvier 2017

Juste un regard

de Harlan Coben




Tout parait toujours simple chez Coben, et on se laisse toujours prendre, un peu comme l'héroïne, prise dans sa vie de couple au point de ne pas voir... et de tomber des nues un jour.
On se laisse prendre aux tours de Coben, alors qu'on ne saurait être dupe chez un autre : les secrets ne sont jamais si compliqués, les méandres des histoires personnelles décrites sont celles qui paraissent grosses ficelles chez d'autres auteurs, mais on marche. C'est sans doute cela aussi, le talent.

Les bons enfants

de la Comtesse de Ségur




Ces bons enfants ne font pas forcément que dans les bons sentiments, et on trouve toujours dans les histoires de la comtesse de Ségur trace des récits cruels ou effrayants qui lui ont été fait dans sa propre enfance. Sous l'aspect poli et bien élevé de ses titres et personnages, il y a toujours quelques indices de choses beaucoup moins lisses.

vendredi 20 janvier 2017

Le livre perdu des sortilèges

de Deborah E. Harkness


J'ai commencé la lecture de ce livre, parce que j'ai par mégarde emprunté la suite à la médiathèque, sans savoir que c'était une suite, et que les ellipses finissaient par m'énerver, forcément.
Donc me voilà avec le tome 1, que je commence en me disant que chouette, auteur cultivée, si c'est mis en avant, c'est que c'est dedans (oui, bof bof mon slogan)... 
Embarquée par les premières pages, assez bien écrites et qui permettent une vraie entrée dans Oxford, par exemple, je trouvais assez plaisant de continuer...
Certes l'histoire d'amour et le jeu de cache-cache du départ s'étirent un peu... mais ensuite quand tout s'accélère, on perd le style, le sens de la nuance et même le sens du sens commun... comme si l'auteur après avoir exposé son histoire d'amour sur 400 pages, devait d'un coup coller toute sa fantaisie dans le reste du tome.
Il y a donc plein d'idées sympathiques à la fin, qui auraient mérité un peu de développement et de préparation, et moins de regards sur Harry Potter, version pour adulte, et un peu de culture, parfois pas très bien collée dans les dialogues...
à l'arrivée, on tient entre les mains ni plus ni moins que de la bitt'lit, chick litt', un roman d'amour assez basique, comparable à tout ce qui sort depuis 5 ans, juste bien enrobé de culture classique adaptée au surnaturel.

Qu'est-ce qui fait courir Julia Verdi ?

de Geneviève Lefèbvre




Tu ouvres le roman, grimaçant un peu sur la 4e de couv' qui te fait pressentir une énième histoire type chick litt' et que peut-on inventer de plus dans le genre ?
Et puis, peu à peu, le récit te prend. 
Oh l'héroïne n'en est pas vraiment une, et c'est sans doute ce qui fait qu'on la suit, parce qu'elle chemine peu à peu vers l'âge adulte, sans renoncement mais en apprenant à se connaitre, et c'est un sentier qu'on finit toujours par suivre soi-même... 
L'auteure est douée pour, d'une ligne claire et simple, décrire ces méandres et ces petits mouvements de tous les jours qui peu à peu mènent vers soi.
Je passe sur la rédemption par les animaux, juste parce que ce n'est pas ma tasse de thé, mais pour autant, encore une fois, l'auteure sait très bien nous donner un aperçu sur un un petit monde précis et particulier avec les passants du parc à chiens.
Que deviendra l'héroïne ? Il y a des pistes. On peut s'en inventer d'autres. Mais elle s'est révélée, et c'est la seule chose qui importe.
Alors non, ce n'était pas un p'tit bidule de chick litt' supplémentaire.
C'était un roman doux-amer, moderne, et enlevé.

jeudi 19 janvier 2017

L'injure au soleil

de Joyce Rockwood McGillis





C'est un des livres que je pourrais lire chaque année sans me lasser. Mon exemplaire a maintenant presque 30 ans, mais je ne m'en sépare pas. Il ya tout dedans : les thèmes forts de toute littérature (le passage à l'âge adulte, l'amour, la mort, la perte d'êtres chers, la séparation, les haines entre familles, les sentiments non partagés, l'aventure, etc.), l'anthropologie culturelle via la description de la vie des Cheyennes, L'Histoire avec l'arrivée des européens et des maladies, et j'en passe.
Ce n'est qu'un "petit" roman de littérature jeunesse. C'est une vie.

mercredi 18 janvier 2017

Le choeur des femmes

de Martin Winckler




  • 5/ 5
Un excellent livre à recommander à tous...
on le le lâche pas, on en redemande, on cherche même les précieuses 5 minutes qui permettront de revenir lire une page, un chapitre.
Je suis un peu plus réservée sur la fin un peu mélo et tirée par les cheveux, mais quelle leçon d'ainsi pouvoir nous attraper avec un sujet un peu aride, un peu spécialisé, et pas forcément romanesque au départ !
Bravo !!