de Pierre Péan
Ce conflit comme celui en Yougoslavie était important pour moi à l'époque, et j'ai acheté cet essai de Péan dès sa sortie... le travail mené est rigoureux, très informé, et documenté. C'est cependant la théorie de Péan d'après les faits, et d'autres études faites ne donnent pas le même son de cloche.
Il faut tout lire, pour se faire une idée, mais lire celui-ci donnera déjà une base impressionnante, et une idée et un recul nécessaire pour appréhender les autres.
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mardi 25 juillet 2017
Urgence
de Christian Grenier
Une évocation de la libération sous un angle intéressant : une jeune garçon est en train de mourir de la méningite, mais à la radio enfin libre, son père entend que les libérateurs américains ont amenés avec eux un nouveau médicament, la pénicilline qui pourrait le sauver...
tout le cheminement du père de son Jura vers Paris pour récupérer le médicament auprès des médecins américains basés à la capitale montre le cheminement de différents français pendant la guerre : du père, héros de l'histoire, qui n'a ni résisté, ni collaboré, qui a quelques remords, mais c'est "déjà bien" de n'avoir rien fait de mal, du médecin qui l'accompagne dans son périple dont on sent le sens du sacrifice, mais caché comme ses idées, des FFI croisés en route, qui sont revanchards, de la collabo qui ne cherche pas à sauver sa peau, mais à partager un dernier moment d'humanité, des simples voyageurs, perdus comme beaucoup, tournés vers eux-mêmes, de la jeune médecin américaine, coincée entre son devoir, comme beaucoup de libérateurs, et la compassion et le besoin d'aider tous ceux qui en ont besoin et sont trop nombreux...
une vraie leçon d'histoire, intéressante et riche de détails inattendus.
Une évocation de la libération sous un angle intéressant : une jeune garçon est en train de mourir de la méningite, mais à la radio enfin libre, son père entend que les libérateurs américains ont amenés avec eux un nouveau médicament, la pénicilline qui pourrait le sauver...
tout le cheminement du père de son Jura vers Paris pour récupérer le médicament auprès des médecins américains basés à la capitale montre le cheminement de différents français pendant la guerre : du père, héros de l'histoire, qui n'a ni résisté, ni collaboré, qui a quelques remords, mais c'est "déjà bien" de n'avoir rien fait de mal, du médecin qui l'accompagne dans son périple dont on sent le sens du sacrifice, mais caché comme ses idées, des FFI croisés en route, qui sont revanchards, de la collabo qui ne cherche pas à sauver sa peau, mais à partager un dernier moment d'humanité, des simples voyageurs, perdus comme beaucoup, tournés vers eux-mêmes, de la jeune médecin américaine, coincée entre son devoir, comme beaucoup de libérateurs, et la compassion et le besoin d'aider tous ceux qui en ont besoin et sont trop nombreux...
une vraie leçon d'histoire, intéressante et riche de détails inattendus.
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lundi 24 juillet 2017
Kaboul Disco
de Nicolas Wild
Une BD excellente, entre tendresse hallucinée et ironie délicate. Nicolas Wild nous fait découvrir un Afghanistan proche de nos projections et très loin pourtant de ce qu'on attend !
Découverte grâce à une proche, éditrice, qui me l'a offert, j'ai enchainé dès sa sortie sur le tome 2, tout aussi prenant, et je suis l'auteur désormais sur les réseaux sociaux, pour mieux apprécier son ironie détachée et son humour juste ce qu'il faut décalé.
dimanche 29 janvier 2017
Lili Marleen
de Jean-Pierre Guéno
Ce livre est exactement tout ce qu'on ignorait et ne souhaitait pas spécialement savoir sur la chanson culte éponyme, et qu'on se révèle très heureux de découvrir en le lisant !!
Une lecture facile, agréable pour un essai documenté, fin et bien joli.
Ce livre est exactement tout ce qu'on ignorait et ne souhaitait pas spécialement savoir sur la chanson culte éponyme, et qu'on se révèle très heureux de découvrir en le lisant !!
Une lecture facile, agréable pour un essai documenté, fin et bien joli.
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samedi 28 janvier 2017
L'arcane des épées, tome 1 : Le trône du dragon
de Tad Williams



Ce premier tome d'une des meilleures séries de fantasy que j'ai pu lire présente tranquillement son héros, qui n'en est pas un. Après avoir lu Robin Hobb, je me suis longtemps demandé dans quelle mesure son Fitz n'était pas un clone du Simon de l'Arcane des épées : mêmes faiblesses très humaines, même regard sur le monde, un peu apeuré au début, même envie de découvrir sans trop de courage pour autant...
Tad Williams a créé un monde superbe et un peu repoussant : on aime en lire l'histoire et les détours, on craint d'y vivre.
Ce premier tome d'une des meilleures séries de fantasy que j'ai pu lire présente tranquillement son héros, qui n'en est pas un. Après avoir lu Robin Hobb, je me suis longtemps demandé dans quelle mesure son Fitz n'était pas un clone du Simon de l'Arcane des épées : mêmes faiblesses très humaines, même regard sur le monde, un peu apeuré au début, même envie de découvrir sans trop de courage pour autant...
Tad Williams a créé un monde superbe et un peu repoussant : on aime en lire l'histoire et les détours, on craint d'y vivre.
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lundi 23 janvier 2017
Fortune de France, tome 3 : Paris ma bonne ville
de Robert Merle
Où Pierre de Siorac va découvrir la ville, la grande, Paris... mais au plus mauvais moment possible pour un protestant d'oc : la Saint-Barthelemy.
Avec le nombre de tomes qui suit, ce n'est pas spoiler que dire qu'il s'en sortira, mais les embûches sont nombreuses, et les horreurs de l'époque dépasseraient l'entendement si Robert Merle ne resituait justement pas le contexte aussi bien
Avec le nombre de tomes qui suit, ce n'est pas spoiler que dire qu'il s'en sortira, mais les embûches sont nombreuses, et les horreurs de l'époque dépasseraient l'entendement si Robert Merle ne resituait justement pas le contexte aussi bien
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XVIe siècle
Sans nom ni blason
de Jacqueline Mirande
Le héros veut découvrir sa véritable identité, et bien entendu, elle ne sera pas celle d'un hère dans la peau duquel il ne se sent pas bien, forcément.
L'auteur maitrise l'époque et l'écriture, mais la quête du héros m'a semblé un peu vaine?
L'auteur maitrise l'époque et l'écriture, mais la quête du héros m'a semblé un peu vaine?
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Moyen-Âge
jeudi 19 janvier 2017
Le fou et l'Assassin tome 3 : En quête de vengeance
de Robin Hobb
Comme c'est difficile de retrouver de vieux amis, des personnages tant aimés pour leurs faiblesses et leurs grandes qualités, et de leur reprocher désormais ces mêmes faiblesses et qualités...
parce qu'on en a assez qu'ils n'apprennent toujours rien de ce qu'ils vivent et les font souffrir, parce qu'on en a assez peut-être qu'ils souffrent, simplement. Comme on aimerait que Fitz accepte enfin les mains tendues, et les demandes de ses proches... et qu'il n'arrive pas ce qui est arrivé au Fou et à Abeille. Mais sans ces aléas, point d'histoire, et point de retour de nos héros dans nos vies pour un dernier tour d'arène, alors on plonge avec eux. Une fois de plus. |
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Robin Hobb
Le fou et l'assassin tome 4 : le retour de l'Assassin
de Robin Hobb
Comme c'est difficile de se détacher de personnages qu'on aime et suit depuis plus de 15 ans... presque 20 ?
Comme c'est difficile de ne pas savoir comment dire qu'on n'a pas été touchée autant...
est-ce parce que soudain on se sent plus mûre que Fitz qui devenu plus que quinqua n'a toujours pas acquis cette maturité et réagit encore comme l'ado tout fou qu'il était ? Est-ce parce que ses atermoiements nous agacent alors qu'on devrait le plaindre et pleurer avec lui, ce qu'on savait faire avant ?
Est-ce parce qu'on en a assez de le voir toujours retomber dans les mêmes travers alors qu'il atteint ce qu'il mérite depuis longtemps : prendre sa place dans la famille Loinvoyant, ne plus être assassin, avoir droit de cité pour ses actes... ?
Certes la mésaventure d'Abeille, sa fille, est terrible... mais tous, autour de lui, changent et évoluent : Devoir devenu un vrai roi, Umbre qui, affaibli, s'adoucit et sucre les fraises, Heur et les fils de Molly et Burrich, Ortie elle-même qui assume responsabilités et bientôt famille, le Fou aussi, qui apprend à s'excuser de ce qu'il est en ce qu'il a fait faire à Fitz...
Mais Fitz ? Chaque fois qu'on l'aide, repousse l'aide pour finir par agir comme l'assassin formé par Umbre : en secret, en douce, seul, en repoussant tout lien au monde, alors même qu'il a toujours pleuré ce sort.
Il en est presque agaçant.
Heureusement, Robin Hobb profite de cette dernière saga, et on sent bien que c'est la dernière pour Fitz, pour nous ramener dans les paysages et villes de toutes les sagas de ce monde créé avec tant de talents, et pour aller à la rencontre des personnages découverts au fil des histoires, et les voir, qui ont tous évolués... même Malta, ou Kanaï...
alors on replonge, encore. Et on attends la suite, encore, avec autant de manque que lors de tous les nombreux tomes précédents.
C'est le talent de Hobb.
Comme c'est difficile de se détacher de personnages qu'on aime et suit depuis plus de 15 ans... presque 20 ?
Comme c'est difficile de ne pas savoir comment dire qu'on n'a pas été touchée autant...
est-ce parce que soudain on se sent plus mûre que Fitz qui devenu plus que quinqua n'a toujours pas acquis cette maturité et réagit encore comme l'ado tout fou qu'il était ? Est-ce parce que ses atermoiements nous agacent alors qu'on devrait le plaindre et pleurer avec lui, ce qu'on savait faire avant ?
Est-ce parce qu'on en a assez de le voir toujours retomber dans les mêmes travers alors qu'il atteint ce qu'il mérite depuis longtemps : prendre sa place dans la famille Loinvoyant, ne plus être assassin, avoir droit de cité pour ses actes... ?
Certes la mésaventure d'Abeille, sa fille, est terrible... mais tous, autour de lui, changent et évoluent : Devoir devenu un vrai roi, Umbre qui, affaibli, s'adoucit et sucre les fraises, Heur et les fils de Molly et Burrich, Ortie elle-même qui assume responsabilités et bientôt famille, le Fou aussi, qui apprend à s'excuser de ce qu'il est en ce qu'il a fait faire à Fitz...
Mais Fitz ? Chaque fois qu'on l'aide, repousse l'aide pour finir par agir comme l'assassin formé par Umbre : en secret, en douce, seul, en repoussant tout lien au monde, alors même qu'il a toujours pleuré ce sort.
Il en est presque agaçant.
Heureusement, Robin Hobb profite de cette dernière saga, et on sent bien que c'est la dernière pour Fitz, pour nous ramener dans les paysages et villes de toutes les sagas de ce monde créé avec tant de talents, et pour aller à la rencontre des personnages découverts au fil des histoires, et les voir, qui ont tous évolués... même Malta, ou Kanaï...
alors on replonge, encore. Et on attends la suite, encore, avec autant de manque que lors de tous les nombreux tomes précédents.
C'est le talent de Hobb.
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mercredi 18 janvier 2017
Purge
de Sofi Oksanen
Ce roman fait froid dans le dos... non pour les leçons d'histoires, certes glaçantes mais comme tout ce qui concerne la vie quotidienne sous l'occupation nazie puis soviétique, avec son cortège de tortures, et développement paranoïaque de la surveillance de chacun par chacun, non pour ce qu'on comprend du fonctionnement de la mafia russe, déjà développé dans de nombreux polars et non pour l'empathie ressentie pour une des deux héroïnes, ce roman est glaçant certes mais surtout par le portrait qui est fait d'une des héroïnes et de son côté totalement sociopathe. Rien n'existe qu'elle, et pour se préserver, au-delà des petits mesquineries dont nous serions tous capables, elle peut aller si loin, qu'on lit sans se rendre compte les pires ignominies avant de réaliser qu'on la suit sans moufter depuis le début. Brrr.
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Un sac de billes
de Joseph Joffo
A l'époque, quand on avait lu tout Enid Blyton et Paul-Jacques Bonzon, les parents et les bibliothécaires qui ne voulaient pas nous faire entrer trop vite dans la lecture "pour les grands" nous autorisaient le "journal d'Anne Frank" et le "sac de billes"... parce qu'il n'y avait pas grand chose d'autres, il faut le dire aussi.
A l'époque, quand on avait lu tout Enid Blyton et Paul-Jacques Bonzon, les parents et les bibliothécaires qui ne voulaient pas nous faire entrer trop vite dans la lecture "pour les grands" nous autorisaient le "journal d'Anne Frank" et le "sac de billes"... parce qu'il n'y avait pas grand chose d'autres, il faut le dire aussi.
Cependant, ce serait stupide de penser que pour autant, cela n'en valait pas la peine. Cette petite autobiographie en temps de guerre est une bonne entrée en matière sur la vie pendant l'occupation, et sur la vie quotidienne des français à l'époque, tout en préservant les plus jeunes des parties plus terribles de ce conflit.
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