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mardi 25 juillet 2017

Crains le pire

de Linwood Barclay



Un bon polar, comme nous y habitue l'auteur, livre après livre... partant d'une peur que connaissent tous les parents, la disparition d'un enfant, il distille peu à peu les infos et nous fait entrer dans un monde plus terrifiant, tout en gardant la distance qui nous permet de sortir quand même sereins de cette lecture.

lundi 24 juillet 2017

Dorothée danseuse de corde

de Maurice Leblanc


Un peu fantastique, un peu fantasque... tout comme pour Arsène Lupin :  on trouve dans Dorothée danseuse de corde des personnages un peu en marge, un peu à côté, et surtout l'héroïne; une fille de famille qui s'est faite saltimbanque pour élever des orphelins de guerre, et bien sûr Lupin... ou pas ?
Une chasse au trésor, une intrigue un peu policière, une intrigue un peu amoureuse, ce livre est vraiment à part dans l'univers de l'auteur et réellement attachant.

Tous complices!

de Nicci French



Oh qu'il est moyen, très très moyen celui-là... les romans de la paire d'auteurs ne sont pas toujours égaux, et là, mauvaise pioche hélas... du reste, il se lit en 1 à 2 heures, vite passées, sans doute perdues. Quel dommage, ils sont tellement forts d'ordinaire pour créer des personnages très réels et des situations angoissantes au possible !

vendredi 14 juillet 2017

Le voleur de morts

de Tess Gerritsen




J'ai lu mes premiers Tess Geritsen dans une collection de policiers d'Harlequin, comme beaucoup de best-sellers traduits par ces éditions, ça valait largement les écrivaillons français dont on se gargarise dans les ventes de supermarché... lorsqu'elle est parue chez d'autres éditeurs, je n'ai pas trop hésité. Ses polars étaient sympas, avec une ambiance légère, à peine posée. On était loin de la qualité d'une Elisabeth George pour poser décors et environnement, loin aussi de Kathy Reichs ou Patricia Cornwell, côté scientifique et rigueur... mais ça se lisait bien, et on appréciait de redécouvrir son médecin légiste et sa flic torturée. Dans "le voleur de corps", on retrouve Boston, le Boston du XIXe, d'une Amérique en pleine expansion et formation, un lieu et une époque riches qui ont donné de bons romans déjà.
L'intrigue est un peu légère : une vague copie de Jack l'Eventreur, dont Cornwell a déjà évoqué après enquête la possibilité qu'il ait quitté Londres pour les Etats-Unis, de vagues mises en scène de l'histoire de la médecine, et donc de la médecine légale, une très vague histoire d'amour naissante au XXe siècle en parallèle de l'histoire plus sordide vécue au XIXe, et une possible réminescence, cette fois vraiment façon Harlequin, de l'amour impossible, tué dans l'oeuf, du XIXe dans le couple de presque amoureux mais pas encore qui se découvre au XXe... On comprendra que j'ai moyennement apprécié le livre, qui semble une simple esquisse d'un roman plus abouti. On aura raison de comprendre ainsi.



Depuis ces lectures, les héroïnes de Tess Gerritsen sont devenues héroïnes de série télé "Rizzoli et Isles"... pour le meilleur et pour le pire.

dimanche 5 février 2017

L'école de détectives privés du Limpopo

de Alexander McCall Smith


C'est la série lénifiante, dont je guette sans hâte chaque tome. Sans hâte pour garder le rythme même de ces récits, qui sous couvert d'enquêtes au Bostwana déroulent des paysages et des façons d'être exotiques par leur bienfaits et leurs vision douce du monde, ce qui ne signifie pas naïve.
Chaque épisode vaut cent tranquillisants, et dix tablettes de chocolat ! Rejoignez Mma Ramotswe très vite, si ce n'est pas fait !
Spoiler : dans ce dernier en date, le fameux Clovis Andersen est là, en chair et en os, et on sait à quel point on peut être en chair au Bostwana de McCall Smith !

Piège sur Internet

de Gérard Delteil


out y est : un voyage scolaire époustouflant, les gratte-ciels, New York donc, Internet et ses dangers, et une traque...
un vrai suspens, un vrai premier polar pour ado.

Le Club des cinq en péril

d'Enid Blyton


j'avais longuement hésité à lire ce tome-ci des aventures du club parce que je ne comprenais pas le mot "en péril"... mais la 4e de couverture m'ayant décidée, je suis entrée dans l'histoire très inquiète dès la disparition de Mick, mon préféré !

samedi 4 février 2017

Chacun voit Medhi à sa porte

de Jean-Hugues Opel




Simon cherche partout Mehdi son fils, disparu dans le camping... et tous les autres vacanciers l'ont vu quelque part, où il n'est jamais. Ont-ils bien regardé ? C'est le docteur Boubakar qui mettra Simon sur la piste : et si chacun ne voyait pas Mehdi mais ce qu'il pensait de Mehdi ?
Une petite fable sur le racisme ordinaire sous couvert de disparition.

Temperance Brennan tome 13 : les traces de l'araignée

de Kathy Reichs





Voici un cru très correct de notre anthropologiste judiciaire préférée... certes, l'auteur utilise subterfuges et alibis un peu légers pour nous emmener à Hawaï, mais on la suit avec plaisir.
Tout n'est pas d'un tenant absolument rigoureux, mais c'est efficace et distrayant.
On sent simplement que Kathy Reichs a laissé notre bonne vieille Tempérance être débordée par son alias télévisé, et s'est transformée en machine à penser, à agir, avec des sentiments et émotions moins à fleur de peau que d'ordinaire.

dimanche 29 janvier 2017

Crise

de Kathy Reichs


On prend les mêmes, ou presque... et on recommence : Kathy Reichs change d'héroïne, mais reste dans ses grands traits d'écriture : action, science, et documentation. C'est destiné aux ados/jeunes adultes. Est-ce qu'ils accrocheront à autant de détails documentaires et scientifiques ? A espérer. Et sinon? C'est plus léger que les Tempérance Brennan, certes, mais vraiment sur le même moule. Alors pourquoi prendre la version light ?
A noter que ce roman est la suite de Viral.

Vive et Vertu

de Suzanne Rindell


Une lecture d'été facile mais passionnante : dans l'univers de la Prohibition, entre une dépression cachée par un art de vivre joyeux et fin d'époque après la Première Guerre Mondiale, et une société en fin de vie qui annonce la grande Dépression et la Seconde Guerre Mondiale, façon Gatsby, cité comme inspiration par l'auteur d'ailleurs, on découvre la vie d'une sténo de commissariat, dont l'univers propret et terne explose au contact d'une nouvelle embauchée, vive, délurée et un peu louche.
Devenues amies, les deux jeunes femmes entament une drôle de relation faite d'envie, de fêtes, et de petits coups bas qui mèneront à la perte de l'une d'elle...
Sur un thème fréquent, de l'amitié à sens unique, et de la main mise d'une forte personnalité sur une autre, l'auteure nous tourne un joli conte moderne où une pirouette finale (mais chuuuttt...)sera la seule vraie transgression à une lecture d'un monde façon Jane Austen, tout en demi-teinte, faux semblants et gris de surface.

samedi 28 janvier 2017

Innocent

d'Harlan Coben




Un policier pour les vacances... sans rien de péjoratif dans ce jugement. Ce roman ne vous tient pas en haleine toute la nuit pour le finir avant l'aube, et il ne vous effraie pas au point d'empêcher de dormir... on ne passe pas ses journées à se dire "bon sang mais c'est bien sûr", mais on peut le lire et apprécier. Coben manie bien les intrigues et la langue correctement (un bon traducteur peut-être ?).

L'île aux trente cercueils

de Maurice Leblanc




Les romans d'horreur ou d'épouvante doivent être très bien conçus et écrits pour me faire peur, mais l'île aux trente cercueils avec son synopsis inattendu et pas crédible une seconde si on y regarde de près me fait toujours le même effet après 3 lectures : une peur irrépressible, du genre à ne pas dormir la nuit. A part les 7 boules de cristal (le Tintin avec la momie inca), il n'y a jamais d'autre lecture aussi effrayante pour moi...
Je rassure ceux qui hésiteraient, la plupart des lecteurs s'en sortent mieux que moi avec ce roman...!

Délivrance

de Jussi Adler-Olsen




an dès le premier roman lu, je suis passé en ebook pour lire plus vite ce troisième opus à un prix abordable... je n'ai pas été déçue, et même été plutôt ravie de retrouver des personnages qui m'avaient plu dans les deux premiers romans.
Toutefois, j'ai trouvé l'intrigue moins prenante, voire un peu tirée par les cheveux dans les chemins empruntés pour sa résolution... on voyait surtout le film possible derrière les détours des descriptions.
Le méchant ici ressemble un peu trop aux serial-killers des séries US pour vraiment être effrayant, mais on pardonne ces petits détails pour toute la verve à décrire un de ces policiers qu'on aime, comme on aimait les détectives plein de défauts des romans noirs des années 50 ou 60 : perdu, surnageant entre de nombreux proches aux personnalités envahissantes, parfois perplexe et incapable de grandir pour prendre des décisions, et en même temps tellement efficace malgré tout.

lundi 23 janvier 2017

Le meurtre de la falaise

d'Elizabeth George




Les polars d'Elisabeth Georges sont une somme de tous les styles de polar : ambiance et atmosphère, étude de moeurs, étude psychologique, roman noir, sociologie... tout y est toujours, et son grand talent est de réussir à en faire un roman qui se tient, qu'on suit et donc on veut connaitre la fin.

Le rouge du péché

d'Elizabeth George


Comme souvent avec Elisabeth George, il faut du temps pour que les choses se décantent et que le tuilage savamment mis en place sur presque la moitié de son roman commencent à montrer les liens, les faits, les petites choses qui seront utiles à la finesse d'Havers et Lynley, dans sa première enquête après le décès de sa femme, mais aussi suspect pour la police locale. A savourer comme toutes les enquêtes du duo.

Miséricrode

de Jussi Adler-Olsen




Voici, et dès la première page, un vrai bon polar, c'est -à-dire un héros pas trop héroïque, un cas policier avec un peu de suspense, et une atmosphère... le tout amené avec une écriture intéressante, et non bâclée.

Après, peu importe si on croit ou non à l'histoire, si on apprécie déjà le héros ou s'il faudra y revenir (c'est déjà gagné pour l'acolyte, et pour l'entourage "familial"), si le suspense nous semble intenable ou juste un peu convenu... les ingrédients sont là, on aime le plat !

Dix petits noirs

de Joseph Périgot




Un anthologie (!) de 10 mini-syros polars sortis dans les années 90 : les meilleurs des premières années, à découvrir regroupés dans ce livre, pour choisir son auteur préféré ou encore comparer les façons de mener l'intrigue!

Dossier 64

de Jussi Adler-Olsen


Après un troisième opus où quelques détails m'avaient importunés suffisamment pour légèrement moins aimer ce petit monde, le quatrième est une intrigue très bien construite autour de personnages glaçants et authentiques.
On retrouve tout le petit monde du département V et on a même très peur pour eux, ce qui n'arrivait pas dans les précédents tomes... vivement la suite !

dimanche 22 janvier 2017

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

de Joël Dicker



Dicker a écrit un vrai roman à l'américaine... entendre par-là qu'il est construit comme beaucoup d'auteurs américains, et rarement d'autres, savent construire un roman. 
De là à en faire un chef d'oeuvre : non.
Mais c'est une réelle "chouette lecture de vacances", le genre de gros pavé que vous pouvez emmener et déguster à n'importe quel moment de la journée, et dans lequel rebondissement et fausses pistes vous promènent tranquillement.
Des défauts ? Ah mais oui... en vrac : comment croire à l'amour entre le personnage central et la jeune fille ? Comment expliquer certain(e)s pulsions/dérives/agissements de personnages que rien ne laissait prévoir sinon le besoin de créer des rebondissements ? (bon d'accord, il aurait alors fallu écrire un livre de 1000 pages!)... comment comprendre la complicité soudaine qui permet à un écrivain de bosser main dans la main avec la police ? Etc.
Mais oui, on prend plaisir à le lire, ce fameux roman !